Photogrammétrie

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Le développement des méthodes de photo-relevés ont conduit à développer des techniques photogrammétriques tant en souterrain que sur les sites de surface. Trois aspects ont été testés :
  • La prise de vue verticale (sur site extérieur)
  • La prise de vue d’ensemble (sur site extérieur)
  • La prise de vue 3D (en souterrain)

La prise de vue verticale
Certaines zones de la fouille se prêtent difficilement à un relevé classique : les zones très pentues empêchent l’installation d’un axe pour effectuer une relevé correct. D’autre part, le temps passé à dessiner certaines zones (des empierrements et autres amas notamment) alors que l’information archéologique que nous en retirons reste limitée justifie le recours à ce procédé.
Nous avons utilisé une perche de 8 m de long montée sur un trépied. La platine sur laquelle vient se fixer l’appareil est motorisée et contrôlée à distance sur l’ordinateur tout comme l’appareil de prise de vue. Avec un angle de 45°, l’élévation de l’appareil est de 5.5m ce qui permet de réaliser des scènes exploitables ayant 9 m de long par 6 m de côté avec une focale de 24.
La prise de vue verticale a aussi pour finalité de fournir une vision globale de chaque appareil mis au jour qui rejoint la documentation que nous recueillons pour une restitution 3D de la mouline.

Trépied utilisé pour les prises de vue
Trépied utilisé pour les prises de vue

Prise de vue résultante
Prise de vue résultante



La prise de vue d’ensemble
Grace au soutien de la société Gefa Flug, nous avons disposé d’un appareillage spécifique permettant des prises de vues en hauteur. Il s’agit d’une tour gonflage de 15 m de hauteur dotée d’une double soufflerie. A son sommet se trouve une platine motorisée et contrôlée à distance sur laquelle on fixe l’appareil photo. La tour est installé à proximité immédiate du chantier sur une aire plane. Elle est lestée et la soufflerie entraine le gonflement et propulse l’appareil en position de travail. Une fois maitrisée, la mise en place du système ne nécessite guère plus d’une demi-heure. Son déplacement reste problématique du fait des lests qui l’accompagnent.
L’objectif de ce travail est d’obtenir une vue générale du chantier et des espaces voisins. La configuration du terrain de Castel-minier (en montagne et difficile d’accès) interdit le recours à d’autres méthodes existantes : cerf-volant, ballon dirigeable, échelle mobile (nous envisageons, en revanche, l’usage de drône GPS et camera embarqués). Malgré la hauteur de prise de vue et le choix de l’objectif (focale de 24), il faut multiplier les clichés pour couvrir l’ensemble du site. Un travail informatique est nécessaire pour offrir la vision redressée.

Tour Gefa Flug pour les prises de vue
Tour Gefa Flug pour les prises de vue

Photographie résultante
Photographie résultante



La prise de vue 3D
Nous nous sommes plus particulièrement intéressés à la restitution de la mine. Il devient possible de multiplier très facilement le nombre de sections réalisées dans une galerie. L’optimisation des données extraites a posteriori permet alors de mettre en évidence des évolutions fines. Elle autorise comme dans le cas du puits de mine de rattacher le relevé de surface à la donnée souterraine.



Reconstitution 3D du puits des anciencs
Reconstitution 3D du puits des anciencs